L’école de demain sera fraternelle

“L’éducation est un passeport pour le futur” Malcolm X.
La prospérité d’un peuple passe par une école qui tient ses promesses. L’école de demain devra être fraternelle. C’est une école qui formera les enfants autour de valeurs et de compétences qui déboucheront sur un avenir professionnel garanti et une conscience éveillée.
Mon constat est que notre pays est champion des inégalités scolaires. Il souffre d’une incapacité chronique à aider les élèves en difficultés. « Près de 40% des élèves issus de milieux défavorisés sont en difficulté » Source OCDE.
140 000 élèves quittent chaque année l’école sans diplôme. Près de la moitié d’entre eux sont des enfants d’ouvriers. Ce sont donc les enfants des quartiers populaires qui sont majoritairement victimes de ce système.
Face à la faillite des gouvernements de droite comme de gauche sur ce qui constitue le fondement de la promesse républicaine, nous devons apporter les réponses suivantes.
Mes propositions, résultat de quinze années d’expérience dans l’enseignement :
– Elu, je mettrai en place les « Assises de l’éducation » qui réuniront le monde enseignant, les parents, les municipalités et les associations, afin de mettre en place un dispositif veillant à ce que chaque enfant quitte l’école primaire en maitrisant la lecture, l’écriture et le calcul.
– Le lycée doit être le lieu qui prépare l’avenir professionnel des étudiants. C’est pour cette raison que je mettrai l’accent sur l’orientation post bac en améliorant l’information sur les filières et la préparation aux études supérieures.
– A travers la formation professionnelle adaptée, aucun élève ne doit quitter le système scolaire sans qualification. C’est ce que nous devons à nos enfants.
– Dans le secondaire, les effectifs par classe doivent être limités à 20 élèves en REP (réseau d’éducation prioritaire).
– Les enseignants doivent être plus nombreux et dotés d’une formation initiale, renforcée sur le plan pédagogique et de gestion de classe. On ne peut pas les laisser livrés à eux-mêmes, sans formation. C’est irresponsable, pour eux comme pour les élèves.
– Au nom du principe de non-discrimination, les élèves en situation de handicap doivent pouvoir bénéficier de dispositifs de prise en charge efficients.
Samy DEBAH